Diriger au-delà des limites : le pouvoir tranquille des femmes qui redéfinissent le leadership

Bon vendredi,

« Chaque fois que je change de poste, j’ai l’impression que mes choix surprennent les gens », a déclaré Clare Waight Keller, la créatrice britannique devenue la première femme directrice artistique de Givenchy.

Ses mots traduisent une réalité profonde : ce que cela signifie de tracer sa voie dans des espaces qui n’ont jamais été pensés pour vous.

Ce n’est pas seulement les postes que les femmes occupent qui surprennent — c’est leur façon de diriger, de persévérer et de s’adapter. Et souvent, elles le font tout en faisant face au regard, aux préjugés, et à l’attente implicite d’être à la fois exceptionnelles et aimables pour tous.

Ce n’est pas une question de savoir comment les femmes peuvent devenir de meilleures leaders. C’est une reconnaissance de la façon dont elles excellent déjà — souvent en dehors des règles, au-delà des modèles, et à l’encontre des normes dépassées.


Un modèle de leadership conçu sans les femmes

La plupart des modèles de leadership ont été établis à une époque où le leader type était un homme, disponible à temps plein et soutenu par un travail domestique invisible. En 2025, les femmes représentent plus de 47 % de la population active canadienne, mais occupent moins d’un tiers des postes de direction et des sièges au conseil d’administration. Ce chiffre est encore plus bas pour les femmes noires, autochtones et racisées.

Le défi ne réside pas uniquement dans le pipeline — il concerne aussi la perception même du leadership. Lorsqu’elles sont assertives, visibles ou stratégiques, les femmes sont trop souvent perçues comme agressives ou trop ambitieuses.

C’est le double piège du leadership moderne : être confiante, mais pas trop. Défendre ses idées, mais sans déranger. Avancer, sans jamais trop s’imposer.


Le travail invisible du leadership au féminin

La plupart des femmes leaders portent un sac à dos invisible — chargé d’attentes supplémentaires, de gestion émotionnelle, et de doutes constants. On leur demande de prendre les notes de réunion, d’adoucir leur ton dans les courriels, de prouver (et de re-prouver) leur crédibilité. Et tout cela, tout en équilibrant souvent les responsabilités professionnelles avec celles de la maison.

Comme l’a partagé récemment une leader en coaching :
« Je ne dirige pas seulement l’équipe — je gère aussi la perception que les autres ont de moi en train de diriger. »


Le coût de la compartimentation

Dans bien des milieux, les femmes apprennent à se diviser — une version pour la salle de réunion, une autre pour l’équipe, une autre encore pour la maison. Ce morcellement est épuisant, et mine progressivement la confiance en soi.

Quand le leadership devient une performance, il perd de son impact. Mais quand une femme peut diriger à partir de qui elle est réellement — avec ses valeurs, sa voix, sa vérité — elle devient un vecteur de transformation culturelle.

Ce que cherchent beaucoup de femmes, ce n’est pas un cours sur la « prestance exécutive », mais un espace où elles peuvent être elles-mêmes.


Et si le vrai imposteur n’était pas en nous, mais dans le système ?

Le syndrome de l’imposteur est souvent cité comme un problème personnel. Mais quand les modèles de réussite ne vous ressemblent pas, quand le feedback est biaisé, et que votre présence dérange, le doute s’installe. Pas à cause d’un manque de talent — à cause d’un système qui ne reconnaît pas assez celui-ci.

Comme l’écrit la chercheuse Ruchika Tulshyan :
« Pour surmonter le syndrome de l’imposteur, il ne faut pas réparer les individus. Il faut construire un environnement où chacun peut appartenir. »


Changer, diriger, évoluer

Les femmes dirigent aujourd’hui dans des environnements complexes : pressions économiques, changements organisationnels, travail hybride, transformation numérique. Dans ces contextes, elles ont besoin de reconnaissance, de soutien, et d’un réseau réel.

La connexion est essentielle :
✔ Un espace pour parler sans jugement
✔ Un lieu pour décoder la politique interne
✔ Un cercle qui comprend la pression d’être “la seule femme à la table”


Sortir de sa zone de confort, pour de bon

Les leaders les plus marquantes n’ont pas suivi un parcours linéaire. Elles ont bifurqué. Elles ont pris des risques. Elles ont surpris. Elles ont dirigé à la frontière de l’inconfort — là où naissent les vraies avancées.


Une voie possible : EmpowerHER

Si vous êtes une femme leader à la recherche d’un espace pour grandir — pas seulement vers le haut, mais aussi vers l’intérieur — le programme EmpowerHER peut vous convenir.

Ce programme de six ateliers offre un espace de réflexion, d’apprentissage et de mise en pratique adapté aux réalités complexes du leadership au féminin. Coaching en option, groupe de pairs solide, et une approche axée sur l’authenticité et l’impact.

Parce que l’avenir du leadership ne sera pas uniforme.
Il sera à l’image des femmes qui le construisent déjà.

P.-S. Le leadership n’est pas universel. EmpowerHER offre un espace où les femmes peuvent diriger avec authenticité et puissance. Communiquez avec Matt Goff, vice-président, Solutions partenaires, au 1-877-256-2569 ou à matt.goff@careerjoy.com pour en savoir plus.

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